Un “Bulletin monumental” consacré au château de Fontainebleau – Les Amis du Château de Fontainebleau

Un “Bulletin monumental” consacré au château de Fontainebleau

9 décembre 2012

La dernière issue du Bulletin monumental, revue trimestrielle de la Société française d’archéologie (Paris, éd. Picard), t.170, 2012, n°3, est un numéro spécial consacré à des recherches récentes concernant le château de Fontainebleau.

Bertrand Jestaz, vice-président des Amis du château de Fontainebleau et membre du conseil d’administration de la Société française d’archéologie, vous propose, ci-dessous, un résumé des trois articles de fond présentés dans ce Bulletin. Ils sont très différents par l’approche du sujet :

Le premier et le plus long, de Thomas Clouet, intitulé Fontainebleau de 1541 à 1547, propose une chronologie rectifiée des travaux de François Ier fondée sur une nouvelle lecture des Comptes des Bâtiments du roi, car le copie du XVIIe siècle qui nous les a transmis en a interverti deux chapitres ; leur remise dans l’ordre originel entraîne une séquence plus logique des travaux de construction et de décoration entrepris au cours de cette période décisive et leur datation plus précise ; cette étude illustrée de dessins de restitution originaux (plan d’ensemble et de la cour Ovale, le projet de fontaine d’Hercule dans la cour de la Fontaine, la grotte, le projet de Cellini pour la Porte Dorée, la chapelle Saint-Saturnin) apporte donc une petite révolution dans l’histoire du château.

L’article d’Emmanuel Lurin propose une interprétation politique des travaux d’Henri IV comportant la transformation apportée à la cour Ovale, la création de la porte Dauphine et de la cour des Offices.

Patrick Ponsot enfin, à l’occasion de la publication récente, par le soin de notre Société des Amis du château de Fontainebleau, du Journal de l’Occupation (1940-1944) tenu par l’architecte Albert Bray, met ce document en parallèle avec des témoignages concernant les guerres de 1870 et de 1914-18 et observe que leur effet sur ce monument fut presque négligeable, en tout cas nullement dramatique comme on l’aurait cru.