A propos du Boudoir de la Reine à Fontainebleau, créé en 1786 sous la direction de l’architecte Pierre Rousseau, la disparition des archives du Garde-meuble de la Reine, lors de la Révolution, ne permet pas de savoir qui, de Rousseau l’architecte, ou de Jean-Henri Riesener, l’ébéniste, donna les dessins et les mesures du célèbre secrétaire exactement adapté à l’encadrement du trumeau. Qui de ces deux grands maitres au sommet de leur art, répondant aux souhaits exigeants de Marie Antoinette, proposa l’emploi de la nacre irisée pour les meubles, accordée aux fonds argentés des murs. Le bureau à cylindre plaqué de losanges de nacre, une des créations les plus techniquement audacieuses de Riesener, puis la table à ouvrage, prirent place dans ce boudoir précieux entre tous, manifestant une harmonie raffinée, insurpassée, entre la matière et l’œuvre d’art.
La matière de l’œuvre d’art : la nacre
mis en ligne le 29 avril 2015