La matière de l’œuvre d’art : soie, soieries et soyeux

    Attribué au dessinateur Philippe de Lassalle, tissé par le fabricant Gaudin, terminé par Savournin, soigneusement mis à l’abri par le Garde-meubles pendant le Révolution, ce lampas de soie brochée et chenillée fut utilisé, en 1805, pour tendre les murs de la chambre de l’Impératrice Joséphine. Incomparable ensemble, complétée par des sièges et un lit qui avait été commandé pour Marie Antoinette mais jamais utilisé par elle, dont les garnitures reprennent les mêmes motifs d’instruments de musique, de perdrix et ses oisillons, de ruines et paysages entourés de  losanges et de feuilles d’eau

Entre1965 et 1988, la restauration des soieries, des broderies du lit et des sièges,  inexorablement détériorées par deux siècles  d’exposition à la lumière fut entreprise par les grands soyeux lyonnais, les maisons Prelle, Tassinari & Chatel sous la conduite de Colombe Samoyault-Verlet, qui conclut ainsi l’article consacré à cette prestigieuse entreprise : «  Les artisans eux-mêmes ne pensaient pas qu’ils arriveraient à refaire ce qu’avaient fait leurs prédécesseurs. L’étude de ces admirables témoignages du passé,  et  l’aide de l’Etat, les a obligés à perpétuer certaines techniques. Souhaitons  que les résultats  de leur patient travail prouvent aux visiteurs que refaire à l’identique, c’est aussi conserver. »

 

 

 

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