La matière de l’œuvre d’art : le bois doré

18 mai 2015 Sous le règne de Louis XV, pour répondre aux vœux du souverain soucieux de moderniser le cadre de ses appartements, des lambris dessinés par   Ange-Jacques Gabriel puis sculptés en chêne, peints et  dorés par Verberckt et son assistant Magnonais renouvelèrent, dans le style rocaille poussé à sa perfection le décor  de la Chambre du Roi. : encadrements des panneaux en courbes, « en arbalète », motifs de coquilles, de feuillages asymétriques, de guirlandes florales, médaillons ornés de trophées. Le ciseau du sculpteur, dans sa fantaisie décorative, ressemble au léger pinceau tenu par Alexis Peyrotte qui ajoute, dans le Cabinet du conseil, des corbeilles de fleurs peintes toute en douceur. L’ensemble est d’une fascinante harmonie.    
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La matière de l’œuvre d’art : la peinture à l’huile

16 mai 2015 « La peinture à l’huile, c’est très difficile… » mais le Baron Gérard, « roi des peintres et peintre des rois » en maitrisait toutes les finesses. Les prestigieuses commandes de la Cour Impériale lui permirent de déployer ses talents acquis dans l’atelier de David. Le sens de la composition et du chromatisme, le goût très sûr de l’ornement, l’attention pleine d’empathie à ses modèles et la subtile influence des grands portraitistes anglais donnent à ses peintures une splendeur inégalée jamais froide cependant. Elle émeut dans les détails des mains et la douceur des regards, comme en témoigne le portrait d’Hortense de Beauharnais, Reine de Hollande et son deuxième fils, Napoléon-Louis. (1806, huile sur toile, Château de Fontainebleau)
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La matière de l’œuvre d’art : le marbre

10 mai 2015 Ordonné par le jeune Louis XV qui souhaitait laisser la place pour installer un théâtre de cour, le démantèlement de la Belle Cheminée, ce «  grand retable profane » à la gloire d’Henri IV dispersa en divers lieu les éléments la composant. Si les principales sculptures sont à nouveau visibles à Fontainebleau, le casque du souverain est rarement exposé. Dans cet admirable morceau de marbre blanc « cette matière rare, lourde, fragile et précieuse que seuls les maitres savent travailler »  on perçoit la perfection du ciseau de Mathieu Jacquet traçant les ciselures des fleurs de lys et des rameaux d’oliviers. Symbole de guerre, mais aussi signe de réconciliation, ce casque de marbre évoque à lui tout seul la grandeur d’Henri IV.  
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La matière de l’œuvre d’art : les tapis de la Savonnerie

3 mai 2015 « La beauté et la perfection des tapis de la Savonnerie, ces créations voulues par Louis XIV et continuées par ses successeurs tout au long des siècles suivants » (Pierre Arizzoli-Clémentel), se présentent encore dans plusieurs lieux du château de Fontainebleau. Exposé à l’émerveillement des visiteurs, le tapis de la tribune de la Chapelle de la Trinité, envoyé à Fontainebleau en 1857 n’est, en fait, que le morceau central du grand tapis livré par la manufacture en 1810 pour la salle du Trône du palais des Tuileries lors du mariage de Napoléon avec Marie Louise d’Autriche, une des œuvres majeures des productions du XIXème siècle. Il s’ornait alors en son centre d’un  aigle aux ailes déployées, mais la Restauration fit disparaitre cet…
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La matière de l’œuvre d’art : la nacre

29 avril 2015 A propos du Boudoir de la Reine à Fontainebleau, créé en 1786 sous la direction de l’architecte Pierre Rousseau, la disparition des archives du Garde-meuble de la Reine, lors de la Révolution, ne permet pas de savoir qui, de Rousseau l’architecte, ou de Jean-Henri Riesener, l’ébéniste, donna les dessins et les mesures du célèbre secrétaire exactement adapté à l’encadrement du trumeau. Qui de ces deux grands maitres au sommet de leur art, répondant aux souhaits exigeants de Marie Antoinette, proposa l’emploi de la nacre irisée pour les meubles, accordée aux fonds argentés des murs. Le bureau à cylindre plaqué de losanges de nacre, une des créations les plus techniquement audacieuses de Riesener, puis la table à ouvrage, prirent place dans…
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La matière de l’œuvre d’art : l’ébène.

27 avril 2015 Bois  précieux, noir ou veiné, grain très fin,  aspect brillant,  poli parfait :   l’ébène, qui a donné son nom à l’ébénisterie scintille à Fontainebleau  à travers un meuble insigne  des collections du château. Le cabinet de l’Odyssée dévoile les secrets de son ornementation savamment sculptée à partir des gravures de Théodore Van Thulden, elles-mêmes copies des fresques du Primatice qui ornaient les 155 mètres de la Galerie d’Ulysse hélas détruite au XVIIIème siècle. S’y adjoignent en écho quelques scènes de l’histoire d’Alexandre, inspirées aux  graveurs Martin de Vos et Jan Snellinck. Italiens, flamands, français, les artistes voyageurs des XVIème et XVIIéme siècles ont contribué au renom de ce beau cabinet que les dieux protecteurs d’Ulysse ont sans doute visité.  
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La matière de l’œuvre d’art : le grès.

24 avril 2015 Au commencement de Fontainebleau est le grès, la pierre rugueuse de la forêt qui a façonné la physionomie du château de François Ier, défi au sculpteur qui  peine avec ses outils. Au commencement, accolés à la Galerie d’Ulysse,  sont les Atlantes de la grotte des pins qui semblent surgir de leur gangue de pierre, brutaux, massifs, ainsi modelés  dans le grès par Primatice, en contrepoint d’autres figures du raffinement maniériste propre à son génie. Etonnamment modernes, ils nous  regardent, complices de  notre humanité.  
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Le projet pédagogique, année 2014-2015

12 octobre 2014 C’est dans le monde enchanté de la Mythologie que s’aventurent cette année, quinze classes de CM1 et du premier cycle du collège. Prenant la suite de la belle réalisation élaborée l’an dernier pour aboutir à la création d’un "cabinet de curiosité" durant le Festival de l’Histoire de l’Art 2014, le partenariat « Éducation Nationale, Château De Fontainebleau, Amis Du Château » creuse son sillon : initier les enfants à la culture artistique, « donner l’accès physique aux œuvres, mais aussi les clés de leur compréhension » (Fleur Pellerin). Le projet consiste en la création d’une « petite galerie de la mythologie » axée sur les grands cycles légendaires des Dieux de l'Olympe, de la guerre de Troie et des Métamorphoses d'Ovide. Il s’appuie sur le thème du Festival d’Histoire de l’Art…
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Le cabinet de curiosité. FHA 2014

11 octobre 2014 La curiosité des primaires, un vilain défaut  ? ... Pas quand il aboutit à la création artistique de collections d’enfants réunies en un « Cabinet de Curiosité » qui sera exposé dans le château de Fontainebleau à l’occasion du prochain Festival d’Histoire de l’Art fin mai prochain 2014 et dont le thème est « Collectionner ». Pas quand des enfants sont pris au sérieux en tant que créateurs d’œuvres d’art, pas quand la fierté qu’ils en ressentent leur fait s’approprier les splendeurs qu’ils ont côtoyées. Tout vit, tout bouge dans ce projet d’année voulu par l’Education nationale, le Château de Fontainebleau, les Amis du Château et le Festival d’Histoire de l’Art associés dans un partenariat très fécond.   Il mobilise 12 classes de CM1 et CM2…
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Douze classes de CE2 reçues au Château en 2012

19 avril 2012 Le printemps ramène des enfants au Pavillon des Vitriers : Pour la troisième année, les Amis du Château ont organisé des moments de rencontres avec l'histoire pour les élèves de Fontainebleau. Cette année, ces rendez-vous avec les jeunes sont mis en place pour leur faire vivre les réceptions que l’Empereur Napoléon III et l’Impératrice Eugénie organisaient, chaque année, au château de Fontainebleau.    En s’appuyant sur un diaporama qui évoque un de ces séjours de festivités nous faisons partager à ces jeunes les plaisirs divers qui associaient à la Cour de nombreux Bellifontains « enchantés de voir recommencer ces brillants séjours ». Ainsi, comme les nombreux invités,  les élèves sont conviés à s’installer dans un des appartements reconstitué du château puis à participer…
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