12 classes de Fontainebleau-Avon au château pour la Saint Hubert

3 novembre 2015  Dans le cadre de l’année Louis XV qui s’est ouverte au château de Fontainebleau, les Amis du Château ont organisé, pour douze classes des écoles primaires de Fontainebleau/Avon, une présentation de la chasse à courre, un des plaisirs favoris des rois qui venaient chaque année poursuivre « les bêtes rousses » dans la forêt, et les a poussés à agrandir et embellir sans cesse leur château. Les élèves ont visité la Galerie des... Cerfs et l’Appartement des Chasses, qui évoquent particulièrement l’attachement des rois à cette noble distraction. Ils ont regardé attentivement les grands tableaux du peintre Oudry, montrant, entre autres scènes, les chiens cernant le cerf acculé dans les rochers de Franchard. Ils ont admiré « le grand habit…
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Les représentations de la chasse au château

24 octobre 2015 Onze classes de Fontainebleau-Avon ont pu visiter, accompagnées et guidées par les Amis et les conférenciers du château, dans le cadre du cycle "Les représentations de la chasse au château": la statue de Diane chasseresse dans le jardin de Diane, la galerie des cerfs et l'appartement des chasses. Merci aux enfants tous très attentifs et à leurs enseignants des écoles Lagorsse, de la Butte Monceau, de Sainte Marie, du CAB, des Terrasses, de Saint Louis, et de Paul Jozon. Nous nous retrouverons samedi 24 prochain dans la Cour d'Honneur du château pour la présentation de l'équipage de chasse à courre Rallye-Fontainebleau à partir de 10 heures et son départ en forêt.
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L’équipe pédagogique prépare l’année Louis XV

21 septembre 2015 L’équipe pédagogique des Amis du Château a pour vocation de créer un contact privilégié avec les écoles primaires de Fontainebleau-Avon, pour encourager leur venue et celle des familles des élèves, et les inviter à découvrir le château de Fontainebleau. Depuis cinq ans, de nombreux projets ont été proposés avec succès aux 11 écoles publiques et privées de Fontainebleau-Avon. En cette année, le roi Louis XV sera au cœur de la programmation culturelle du château, avec une grande exposition de Mars à Juin illustrant   ce moment de perfection de l’art français. Aussi les Amis sont heureux d’inviter ces onze écoles à participer à un projet qu’ils ont construit autour de cette exposition. Pour les classes de CM1 dont le programme…
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La matière de l’œuvre d’art : le bronze

26 mai 2015 Maîtrisé depuis l’Antiquité, l’art du bronze connut une éclatante renommée à Fontainebleau lorsque Primatice, sur l’ordre de François Ier, put ramener de Rome, en 1542, à défaut des célèbres antiques en marbre, des moules en creux qui lui permirent de couler en bronze, dans une fonderie installée au château, dix statues dont certaines sont encore aujourd’hui l’objet d’une fervente admiration.  Elles contribuèrent à faire de Fontainebleau, comme le souhaitait François Ier, « quasi una nuova Roma » selon les termes de l’italien Vasari lui-même. L’art hellénistique de l’École de Pergame semble imprégner la statue de L‘Ariane endormie, parfois appelée Cléopâtre, dans le pathétique du visage, dans le « ruissellement » du drapé. La position de la tête qui s’incline et s’appuie sur le bras gauche replié fut largement admirée, et donna naissance…
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La matière de l’œuvre d’art : soie, soieries et soyeux

    Attribué au dessinateur Philippe de Lassalle, tissé par le fabricant Gaudin, terminé par Savournin, soigneusement mis à l’abri par le Garde-meubles pendant le Révolution, ce lampas de soie brochée et chenillée fut utilisé, en 1805, pour tendre les murs de la chambre de l’Impératrice Joséphine. Incomparable ensemble, complétée par des sièges et un lit qui avait été commandé pour Marie Antoinette mais jamais utilisé par elle, dont les garnitures reprennent les mêmes motifs d’instruments de musique, de perdrix et ses oisillons, de ruines et paysages entourés de  losanges et de feuilles d’eau Entre1965 et 1988, la restauration des soieries, des broderies du lit et des sièges,  inexorablement détériorées par deux siècles  d’exposition à la lumière fut entreprise par les grands soyeux lyonnais,…
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La matière de l’œuvre d’art : la porcelaine

21 mai 2015 Venue du fond de la Chine,  en Allemagne d’abord (Meissen) puis en France, à  Vincennes et Sèvres, la fabrication de ces porcelaines « dures », cette « matière magique » fascina les cours d’Europe, et les commandes royales affluèrent durant tout le XVIIIème siècle. Le château de Fontainebleau possède ainsi plus de 130 pièces du service de Sèvres réalisé pour la table des petits appartements du roi Louis XV dans ce château, tous peints d’une couleur unique  qui donna son nom au service : le « camaieu carmin ». Quoique très coûteux en raison de l’utilisation de l’or, privilège accordée à la seule manufacture de Sèvres, sa relative simplicité correspondait au rang de  « résidence secondaire » qu’était  Fontainebleau au XVIIIème siècle. Mais, en plus des restes épars et…
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La matière de l’œuvre d’art : la fresque

20 mai 2015 La technique "a fresco", venue d’Italie, consiste à peindre avec des pigments naturels sur un enduit encore frais  (fresco) qui  pénètrent alors  en profondeur et assure la longévité de l’œuvre.   La fresque fut importée en France au XVIe siècle par Primatice et Rosso, qui appliquèrent à la décoration de la Galerie ordonnée par François Ier en son château de Fontainebleau les principes puisés dans l'étude des fresques de Benozzo Gozzoli, Michel-Ange et Raphaël. Elle nécessite une extrême rigueur : Ne faire enduire que la partie du mur que l'on pense pouvoir peindre en une journée, procéder avec rapidité, peindre d'une main prompte et sûre, sans hésitation ni repentir. Ainsi naquirent les chefs-d’œuvre de la Galerie François Ier, dont le décor, imprégnés de réminiscences mythologiques fut  destiné…
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La matière de l’œuvre d’art : le bois doré

18 mai 2015 Sous le règne de Louis XV, pour répondre aux vœux du souverain soucieux de moderniser le cadre de ses appartements, des lambris dessinés par   Ange-Jacques Gabriel puis sculptés en chêne, peints et  dorés par Verberckt et son assistant Magnonais renouvelèrent, dans le style rocaille poussé à sa perfection le décor  de la Chambre du Roi. : encadrements des panneaux en courbes, « en arbalète », motifs de coquilles, de feuillages asymétriques, de guirlandes florales, médaillons ornés de trophées. Le ciseau du sculpteur, dans sa fantaisie décorative, ressemble au léger pinceau tenu par Alexis Peyrotte qui ajoute, dans le Cabinet du conseil, des corbeilles de fleurs peintes toute en douceur. L’ensemble est d’une fascinante harmonie.    
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La matière de l’œuvre d’art : la peinture à l’huile

16 mai 2015 « La peinture à l’huile, c’est très difficile… » mais le Baron Gérard, « roi des peintres et peintre des rois » en maitrisait toutes les finesses. Les prestigieuses commandes de la Cour Impériale lui permirent de déployer ses talents acquis dans l’atelier de David. Le sens de la composition et du chromatisme, le goût très sûr de l’ornement, l’attention pleine d’empathie à ses modèles et la subtile influence des grands portraitistes anglais donnent à ses peintures une splendeur inégalée jamais froide cependant. Elle émeut dans les détails des mains et la douceur des regards, comme en témoigne le portrait d’Hortense de Beauharnais, Reine de Hollande et son deuxième fils, Napoléon-Louis. (1806, huile sur toile, Château de Fontainebleau)
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La matière de l’œuvre d’art : le marbre

10 mai 2015 Ordonné par le jeune Louis XV qui souhaitait laisser la place pour installer un théâtre de cour, le démantèlement de la Belle Cheminée, ce «  grand retable profane » à la gloire d’Henri IV dispersa en divers lieu les éléments la composant. Si les principales sculptures sont à nouveau visibles à Fontainebleau, le casque du souverain est rarement exposé. Dans cet admirable morceau de marbre blanc « cette matière rare, lourde, fragile et précieuse que seuls les maitres savent travailler »  on perçoit la perfection du ciseau de Mathieu Jacquet traçant les ciselures des fleurs de lys et des rameaux d’oliviers. Symbole de guerre, mais aussi signe de réconciliation, ce casque de marbre évoque à lui tout seul la grandeur d’Henri IV.  
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